Extrait de : «Historique des chaires de Chimie, de Physique végétale et de Physiologie végétale du Muséum d'Histoire naturelle

Extrait de : «Historique des chaires de Chimie, de Physique végétale et de Physiologie végétale du Muséum d'Histoire naturelle», Victor Plouvier*, Bull. Mus. natn. Hist. nat., Paris, 4e sér., 3, 1981, Miscellanea : 93-155.

 

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Index Bibliographie

 

 

Origine et évolution des deux chaires de chimie et de la chaire de physique végétale

 

Les deux chaires de Chimie

 

Leur personnel

 

 

La dénomination de démonstrateur a été remplacée par celle de professeur vers 1710 pour la première chaire, en 1793 pour la seconde. Des préparateurs ont alors été prévus pour les expériences des cours. A partir de 1802 apparaissent les aides-naturalistes (aides-chimistes), (qui sont des préparateurs de niveau plus élevé chargés de seconder les professeurs dans leurs travaux (postes créés par le décret du 10 juin 1793). En 1891, leur titre est devenu celui d assistant. Depuis l927, les préparateurs ont pris le nom d assistants, et les assistants celui de sous-directeurs. Pendant longtemps, le personnel des chaires fut très réduit. Les professeurs n'admettaient que leur préparateur dans leur laboratoire. En 1840, le personnel des deux chaires de Chimie comprenait en plus des professeurs un aide-chimiste (Dubois), deux préparateurs (Bourson et Cahours) et deux garçons de laboratoire (Lenoir et Langlois). En 1882, en plus du professeur, la Chimie inorganique avait un aide-chimiste, deux préparateurs et deux garçons, la Chimie organique un aide-chimiste, un préparateur et un garçon, la Physique végétale un préparateur et deux garçons.

 

L'importance croissante de la recherche a entraîné une augmentation du personnel. En 1965, la Chimie avait trois sous-directeurs, trois assistants, trois techniciens, une secrétaire et deux agents de service. La création du Centre national de la recherche scientifique (1942) et d’autres organismes analogues a permis d'ajouter au personnel du Muséum des chercheurs et techniciens professionnels, de rémunérer des étudiants, de constituer des équipes et d'acquérir un appareillage moderne. Vers 1965, le laboratoire de chimie comptait près de cinquante personnes.

 

Les salaires du personnel furent autrefois très insuffisants : on trouve dans les archives maintes réclamations à ce sujet. Malgré cela, il y avait à tous les niveaux des gens qui aimaient leur profession et firent toute leur carrière au Muséum : des aides-chimistes, des préparateurs et même des garçons de laboratoire qui furent de bons et fidèles serviteurs, tel Joseph-Clément Deville entré au service de Chevreul (1861) et resté a la chaire de Chimie organique jusqu'en 1906. Ceux qui ne figurent pas sur les états de traitements étaient des chercheurs bénévoles ayant d'autres activités rétribuées en dehors du Muséum



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